Le Cyrano, Le Bistrot des Halles, Au Pied de Cochon... La sélection de la rédaction pour se régaler dans un bistrot typiquement parisien. Cocorico !
LessÀ la Brasserie des Arts, dans le mythique quartier latin, on prend son café en terrasse, on s'attable au comptoir pour déjeuner et on s'y retrouve l'après-midi pour un goûter. La cheffe Valentine Davase, qui a fait ses classes à l'Espadon, la table étoilée du Ritz, propose des plats traditionnels réalisés avec des produits de saison comme le paleron confit et gratin dauphinois. Des classiques avec juste une pointe d'originalité, comme l'œuf mayonnaise façon César, croûtons et sucrine.
À quelques pas de l'église Notre-Dame de Lorette, Virginie et Stéphane Louvard ont ouvert un lieu hybride : La Maison Louvard, un restaurant bistronomique associé à leur boulangerie artisanale (où l'on trouve les fameux crookies). Tout est fait maison, y compris le pain et les desserts. La cuisine met en valeur les produits de saison : carré d'agneau rôti au beurre de sauge ou, tout simplement, burger avec des buns maison, compotée d'oignon, Saint-Nectaire crémeux...
Si le couscous, élu plat préféré des Français en 2022, a été détrôné en 2023 par le poulet-frites, il reste emblématique de la cuisine française empreinte de ses influences orientales. Virginie et Nordine Labiadh se retrouvent À mi-chemin entre leurs trois cultures de cœur, celle du terroir breton, des épices de la Tunisie, et des parfums du maquis corse, pour nous faire découvrir une cuisine gourmande et inspirée. Mention spéciale au poulpe frit, citron confit, sauce vierge et le couscous.
Maison close pendant un temps puis repère des surréalistes au XXe siècle, Le Cyrano est une institution du quartier de Clichy. On s'y serre les coudes sur l’imposant comptoir où repose une terrine de veau et cochon flanquée de pickles ou encore un bourguignon au chipotle et patate douce confite. Une carte signée Charleyne Valet, cheffe de l'année 2023 des Trophées Pudlo des Bistrots, qui propose un menu abordable dans un décor sublime, alliant miroirs piqués, fresques et mosaïques dorées.
C'est l'icône du bistrot parisien, le premier qui, dès son ouverture en 1947, proposa un service continu jour et nuit, du lundi au dimanche. Niché dans le quartier de Châtelet, le restaurant, avec sa carte fournie et sa déco art déco, séduit un public varié, mêlant Parisiens et touristes, hommes d'affaires et oiseaux de nuit. Ici tout est permis : déguster une soupe à l'oignon à minuit, un plateau de fruits de mer d'exception à 4h du matin, voire un pied de cochon grillé pour les plus audacieux.
Depuis son inauguration en 1904, La Renaissance reste fidèle à ses racines. Vitraux fleuris, murs patinés, mobilier de bois… Si son décor authentique a séduit de grands cinéastes, à l'instar de Quentin Tarantino, ce bistrot typiquement parisien demeure une affaire de quartier. La preuve avec l'ardoise, où jour après jour, défilent œufs mayonnaise, tartare de bœuf au couteau ou encore bourguignon. À découvrir autour d'un menu très abordable.
Né en 1904, il s’agit de l’un des derniers bastions authentiques de la rue Montorgueil. Tout est fait maison, des grands classiques de la cuisine de bistrot aux quelques plats végétariens ne manquant pas de caractère. Le décor - table en bois, carreaux de ciment, vieux zinc, terrasse – ne renie pas son passé : c'est ici qu'a été tourné le mythique film Gueule d'amour (1937) avec Jean Gabin. L’incontournable ? La terrine de volaille au piment d'Espelette.
Bistrot chic-épicerie-cantine, carrelages et façade noirs, plantent le décor. Du petit-déjeuner à la nuit bien entamée, des serveurs aux t-shirts décorés de poulpes donnent le tempo à une playlist de produits de qualité puisés dans le bassin méditerranéen. On picore à tous les râteliers d'une carte à tapas et petits plats. Le tout arrosé de cocktails maison, d'une bière, d'un verre de vin à l'ardoise. Les incontournables ? Les couteaux-jus vert-piment d'Espelette et la salade niçoise.
Cette adresse signée David Bottreau a tout pour elle. L'adresse idéale pour déguster tout ce que la cuisine française a de meilleur et de plus local, sans basculer dans la facilité : des cuisses de grenouilles, accompagnées d'une crème à l'ail doux, aux escargots, en passant par la daube de joue de bœuf, tout est à tomber par terre. Le plus ? Les petites portions à partager, parfaites pour une dégustation.
On ne peut pas rater sa devanture en mosaïque jaune soleil et bleu azur, le formica à l'intérieur… Une déco emblématique des années 1950 dans un de plus vieux quartiers de Paris. Un petit-déjeuner complet à table ou juste un café au comptoir le matin. Presque dès l'aube, on trouve des salades, quiches, bagels, et on déguste des tartines à l'heure du déjeuner. Le soir, jusqu'à 2h00, on profite d'un afterwork avec cocktails, bières et vins bios. Il se passe toujours quelque chose au Pick Clops !
On ne vient pas au Comptoir Marguery pour l'originalité de ses plats, car la carte est courte et classique. Mais pour y trouver l'accueil simple et chaleureux des bistrots de quartier, l'ambiance tranquille d'une salle ou l'on se retrouve en famille, entre amis, certain d'y déguster une cuisine traditionnelle, réalisée à base de produits de qualité. Et accompagnée, c'est le point fort, d'une sélection superbe de vins à déguster au verre, si l'on souhaite en changer à chaque plat.
Le temps semble s'être arrêté dans les années 1960 chez Le Bougainville. Niché au détour de la galerie Vivienne, dans le 2e arrondissement, ce bistrot abrite travailleurs et lève-tard, certains au comptoir face à un croissant, d'autres attablés autour d'un poireau vinaigrette mimosa ou d'un hachis parmentier au bœuf d'Aubrac. Son décor, alliant tables en formica, vieux carrelage et banquettes rouge vermillon est à découvrir seul ou accompagné, autour d'un menu du jour à moins de 25€.
Là encore, un de ces lieux qui font l'âme de Paris, celui d'un art de vivre où, du premier café du matin à l'avant-dernier verre du soir, gens de théâtre et gens de passage se serrent les coudes et la main. Où bouteille à la ficelle et les nappes à carreaux font de la résistance. Où, au zinc, le patron vous prépare un casse-croûte. À l'ardoise, une cuisine du jour qui a de la manière. Incontournables ? Le foie gras maison, le Saint-Nectaire affiné en cave, et la mousse au chocolat.
Dans le quartier du Marais, où les restaurants pour touristes sont légion, la Tartine fait figure d'exception. On reçoit en famille dans ce troquet sans prétention qui fleure bon les plats de grand-mère. À tester absolument, le chou farci, le traditionnel croque-monsieur, la pièce du boucher avec ses frites croustillantes ou la planche de charcuterie à partager avec un ballon de Côtes-Du-Rhône. Un lieu dans la plus pure tradition du troquet parisien - pas celui des magazines, le vrai.