Ces adresses nous font découvrir et redécouvrir les meilleures soupes phô de la capitale. Un plat à la fois gourmand, réconfortant, sain et peu cher.
LessInstallée à Grand Boulevard, à Bercy ou encore à La Défense, la chaîne Hanoi Ca Phe n'a rien à envier aux autres petites échoppes vietnamiennes de la capitale. Leur soupe phô, composée de bouillon parfumé, nouilles de riz, bœuf finement tranché, carotte, pois gourmand, artichaut, shiitaké, citronnelle, basilic thaï, coriandre, pousses de soja et citron vert, fait partie des meilleures de Paris. Les autres spécialités du chef, bo bun et bao burger sont également à dévorer d'urgence.
Autre adresse qui tire son épingle du jeu, Ha Noi 1988, pépite ouverte en 2021 par Huy, chef cuisinier aux multiples vies. À l'origine, il était venu à Paris pour poursuivre ses études de photographie. Sur place, passion pour la cuisine oblige, il ouvre finalement son restaurant vietnamien, gagne plusieurs récompenses prestigieuses pour sa soupe traditionnelle d'Hanoï et… rencontre un franc succès auprès des gourmets (largement mérité).
Du côté de Belleville, c'est Chez Yu, un autre petit boui-boui qui ne paye pas de mine qu'on se régale d'une délicieuse soupe phô pour trois fois rien. Le bouillon est parfumé, le bœuf fondant (la soupe se décline aussi version poulet, crevettes, poisson ou veggie), les nouilles, bien cuites. Sans compter que le personnel est aimable et souriant et le service rapide.
Avis aux végétariens et aux végans, cette adresse est faite pour vous. Elle revisite la spécialité vietnamienne en version simili-carné. Place au tofu accompagné de nouilles de riz, de pousses de soja, de menthe et de basilic thaï. La soupe au saté est également à l'honneur. Traditionnellement réalisée à base de viande, elle est ici cuisinée avec des nouilles de blé, des choux chinois, des champignons de Paris, du lait de coco et des arachides. Pensez à réserver.
Bien loin de la cantine typique vietnamienne, Dragon Wok Paris coche toutes les cases du restaurant fusion branché. Au programme : néon rose, plafond végétalisé, toiles style street-art, comptoir en bambou et carte des cocktails bien fournie. Côté food, le restaurant propose des woks en tout genre, riches en saveurs et en parfums, des brochettes de viande, quelques entrées et surtout : une délicieuse soupe phô XXL.
Retour du côté des Gobelins, rue Caillaux. Ici, les soupes changent en fonction du jour de la semaine. Le mardi, c'est bambou et poulet, le mercredi, crabe et pied de porc, le jeudi crabe et tofu et le vendredi bouillon de saumure de poisson. Les ingrédients sont frais, les bouillons extrêmement parfumés, la cuisson des nouilles de riz maîtrisée et le service chaleureux. Ngọc Xuyến Sài Gòn est validé par Le Fooding.
Ici, chez Mâm Son Caphe, le bouillon de la soupe phô mijote pendant minimum douze heures, avant d'être servi à table. Composé d'anis étoilé, de cannelle, de gingembre, de cardamome et de clous de girofle, (rien que ça), il est à la fois goûtu, équilibré et doux. Avec lui, les légumes sont fondants et les nouilles de riz fraîches, maisons. Mention spéciale pour la vaisselle, directement importée du Vietnam, et pour la déco parisianno-vietnamienne qui donne au restaurant ce petit côté élégant.
Tous ceux qui ont déjà mis les pieds chez Pho Tai sont unanimes : la cantine vietnamienne se hisse tout en haut du podium des meilleurs restaurants de phô de la capitale. Et pourtant, rien ne semblait prédestiner ce boui-boui authentique à jouer dans la cour des grands : le lieu ne paye pas de mine, les lumières y sont bleues, les sets de tables sont en papier, les baguettes en plastique. Comme quoi, l'habit ne fait vraiment pas le moine. À goûter d'urgence également : les bo buns du chef.